La gestion de trésorerie prévisionnelle de DoliPlus anticipe vos encaissements et vos décaissements. Ainsi, vous repérez à l’avance les périodes tendues comme les périodes d’excédent.
Surtout, l’outil s’alimente tout seul à partir de votre ERP. Vous gagnez donc un temps précieux : seules quelques prévisions se saisissent à la main, le reste se calcule automatiquement.
Pourquoi tenir un plan de trésorerie ?
Un plan de trésorerie reste indispensable à toute entreprise. En effet, il fait apparaître les périodes d’insuffisance et celles d’excédent, mois après mois.
Grâce à cette vision, vous anticipez. D’une part, vous cherchez un financement avant une position négative. D’autre part, vous placez vos excédents au bon moment. De plus, vous installez une relation plus sereine avec votre banquier.
Enfin, ce budget reste un outil « vivant ». Vous le mettez à jour régulièrement et vous testez vos hypothèses : un investissement, un refinancement ou un décalage de paiement. Vous mesurez alors leur effet sur votre besoin en fonds de roulement.
Ce document porte plusieurs noms — plan de trésorerie, budget de trésorerie,
prévisionnel de trésorerie — mais il désigne toujours la même chose : des prévisions d’encaissements et de
décaissements, établies mois par mois ou quinzaine par quinzaine. Aux yeux de vos partenaires financiers,
le tenir est le signe d’une gestion suivie. Il est d’ailleurs généralement demandé dans tout dossier
de demande de concours bancaires.
L’intérêt de le tenir dans DoliPlus tient en une phrase : seule une partie des prévisions se réactualise
à la main. Le reste se construit dynamiquement à partir de ce que vous avez déjà saisi dans l’ERP, sans
aucune ressaisie.
L’interface de gestion de trésorerie
Vous accédez à l’outil par le menu Comptabilité, Outils de gestion, puis Trésorerie et Prévisionnels. L’écran s’organise autour de quelques zones simples :
- Le sélecteur de période : il choisit l’année observée ;
- Les onglets : ils saisissent les prévisions par famille, dans des tableaux modifiables (un clic sur une ligne pour la corriger) ;
- Le mode fixe ou glissant : une vue de janvier à décembre, ou 12 mois glissants à partir du mois en cours ;
- Le solde de début de mois : calculé sur le solde bancaire, ajustable à la main ;
- L’export rapide : en PDF ou Excel, en un clic.
Pour un solde fidèle à la réalité, utilisez en parallèle l’import automatisé des relevés bancaires. La zone de données reste dynamique : chaque prévision créée s’ajoute aussitôt au tableau.

Configurer le module en trois réglages
La configuration se trouve dans le menu Comptabilité, Paramètres, onglet Trésorerie. Vous y renseignez trois éléments :
- le décalage en jours entre livraison et facturation sur les ventes (30, 60…) ;
- le même décalage sur les achats fournisseurs ;
- la fréquence de règlement de la TVA.
Les encaissements, calculés depuis votre ERP
Deux chapitres séparent les ressources liées à la production de celles hors production. Une partie se calcule automatiquement à partir de vos données.
Le calcul s’appuie notamment sur :
- les devis : chaque devis porte un taux de succès et une date de livraison estimée. La prévision retient le montant au prorata de ce taux, décalé du délai paramétré ;
- les commandes clients : l’outil projette le carnet de commandes vers une date d’encaissement prévisionnelle ;
- les autres produits : vous saisissez à la main un chiffre d’affaires hors devis, dans l’onglet « Produits d’exploitation ».
Les ressources hors production s’enregistrent à part : subvention, versement d’emprunt ou compte d’associé. De plus, la TVA collectée se calcule selon votre configuration.
Où se saisit quoi. Le chiffre d’affaires estimé hors devis — le lancement
d’un produit ou d’un service, par exemple — se saisit dans l’onglet « Produits d’exploitation ».
Les ressources hors production, elles, vont dans l’onglet « Produits hors exploitation » :
subvention, versement d’emprunt, apport en compte d’associé.
Le calcul depuis les devis. Chaque devis porte une estimation de succès de l’affaire et une
date de livraison estimée. La prévision retient le montant au prorata du taux de succès, décalé
du délai paramétré dans le module — 30 ou 60 jours selon votre configuration. Surtout, dès que vous réactualisez
un devis, le prévisionnel de trésorerie se recalcule. Les commandes clients en carnet suivent le même principe et
sont projetées vers leur date d’encaissement prévisionnelle.

sont repris automatiquement dans le tableau de trésorerie : vous n’avez rien à saisir.
Les décaissements, sociaux, fournisseurs et fiscaux
À l’image des encaissements, les charges se répartissent entre production et hors production. Plusieurs alimentations sont automatiques :
- les charges sociales reprennent les données du menu Comptabilité, Charges sociales ;
- les factures fournisseurs sont projetées à leur date d’échéance ;
- les commandes fournisseurs non facturées sont décalées du délai configuré.
Pour fiabiliser ce calcul, DoliPlus ajoute un statut « Reçu complètement + Facturé » sur la commande fournisseur. Dès que vous classez la commande facturée, sa prévision laisse la place à la facture réelle.
Vous complétez ensuite à la main les charges récurrentes : loyers, assurances, intérim, sous-traitance ou téléphonie. L’onglet « Personnel » accueille vos salaires prévisionnels, tandis que le budget de TVA se calcule tout seul selon votre périodicité.
Enfin, l’onglet « Charges hors exploitation » gère vos investissements. Vous précisez le montant, la durée d’amortissement et le mode de financement, achat direct ou crédit-bail.
Les charges sociales et les salaires. Quatre tableaux se remplissent seuls
à partir de vos saisies : « Prévisionnel des charges sociales (date d’échéance) » et « Charges sociales (date de
paiement) » reprennent le menu Comptabilité / Charges sociales ; « Salaires (à verser) » et
« Salaires (date de paiement) » reprennent le menu Comptabilité / Salaires. Vos besoins à venir
en ressources humaines se saisissent, eux, dans le tableau « Prévisionnel des salaires du personnel » de l’onglet
« Personnel ».

La commande fournisseur, puis sa facture. Les commandes non encore facturées apparaissent en
prévision de décaissement, décalées du nombre de jours paramétré en configuration. Pour que cette prévision
s’efface au profit de la facture réelle, DoliPlus ajoute un statut « Reçu complètement + Facturé ».
Ce statut n’est pas automatique : vous l’activez au moment de facturer la commande, avec le bouton
« Classer Facturée ».

Les charges récurrentes. L’onglet « Charges d’exploitation » accueille ce
qui revient chaque mois sans passer par une facture : location de véhicule, personnel intérimaire, sous-traitance,
loyers, charges locatives, primes d’assurance, téléphonie.
Les investissements. Dans l’onglet « Charges hors exploitation », vous
dissociez vos types d’investissement par ligne, précisez les montants mois par mois et la durée d’amortissement.
Vous indiquez aussi le mode de financement : achat direct ou crédit-bail — auquel cas vous renseignez les loyers
à payer.

Les impôts et taxes. Enfin, l’onglet « Impôt et taxe » reçoit vos impôts et
taxes prévisionnels. Le budget de TVA, lui, s’alimente tout seul et détermine le montant à décaisser selon la
périodicité de paiement configurée dans le module.

Les salaires et les charges se complètent depuis votre relevé
Un poste échappait longtemps à cette mécanique : les salaires, les charges sociales et les impôts. En effet, ces montants ne se calculent pas dans votre ERP — ils viennent de votre logiciel de paie, de votre expert-comptable ou des organismes eux-mêmes. Ils devaient donc être reportés à la main, dans un écran séparé. Et comme tout report manuel, il attendait, il s’oubliait, ou il finissait en double.
Or ces montants ont un point commun : ils sont déjà passés par votre banque. DoliPlus s’appuie donc sur votre relevé pour compléter ce qu’il ne sait pas calculer. Dans l’écran de rapprochement, une ligne qui ne correspond à aucune facture porte un bouton : un clic ouvre un formulaire déjà rempli — nature, période, montant, date et libellé. Vous désignez le salarié ou le type de charge, vous enregistrez, et le montant rejoint aussitôt votre tableau.
Mieux : à la première validation, DoliPlus mémorise le motif du libellé — « URSSAF PACA », « DGFIP », « AG2R REUNICA ». Au prélèvement du mois suivant, la nature et le bénéficiaire sont déjà choisis. Votre tableau de trésorerie se complète ainsi tout seul, là où il engage le plus.
La marche à suivre complète, les règles de reconnaissance et leurs garde-fous se trouvent dans l’article dédié : l’import des relevés bancaires et le rapprochement.
Relier prévisions et réel par le plan comptable
Lorsque vous saisissez une prévision, vous l’associez à un compte du plan comptable. Ensuite, DoliPlus affiche le détail du réel compte par compte, à partir des factures clients et fournisseurs liées.

Vous travaillez ainsi par itérations, pour affiner mois après mois la vision financière de votre activité et de votre stratégie.
Pour aller plus loin
- L’import automatisé des relevés bancaires
- L’export vers la comptabilité
- La comptabilité analytique
- Le calcul du TTC et l’arrondi de la TVA